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	<title>Le blog de Melancoly &#187; nostalgie</title>
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	<description>Franchement !</description>
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		<title>Ma plus longue nuit</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 23:21:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xtelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Me and Myself and Aïe]]></category>
		<category><![CDATA[longue nuit]]></category>
		<category><![CDATA[nostalgie]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un récit de ma vie, que j&#8217;ai écrit en Janvier 2007&#8230; Ca fait un bon moment, mais je tenais à le partager sur Melancoly.

Si je peux encore taper, c’est que malgré tout, je suis encore en vie. Si j’ai mal, c’est que je suis vivante. Cette journée était spéciale, mais cette soirée encore plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un récit de ma vie, que j&#8217;ai écrit en Janvier 2007&#8230; Ca fait un bon moment, mais je tenais à le partager sur Melancoly.</p>
<p><span id="more-1887"></span></p>
<p>Si je peux encore taper, c’est que malgré tout, je suis encore en vie. Si j’ai mal, c’est que je suis vivante. Cette journée était spéciale, mais cette soirée encore plus et il faut que je me souvienne…</p>
<p>Je suis, comme tous les soirs, partie de mon travail. À la différence qu’aujourd’hui, il faisait très froid. L’hiver cette année nous a épargné quelques mois et il a fait surface d’un coup comme pour annoncer un changement radical.</p>
<p>Je remontais le boulevard pour rejoindre mon tramway, quant une personne m’interpella. Une personne du sexe féminin, affalée contre un mur. Ma mère n’a heureusement pas eu envie de m’appeler « <em>hey </em>», je ne me retourna donc pas à l’entente de ce mot. À peine ai-je fait deux pas, que j’entendis cette même voix féminine gueuler : <strong><em>sale chienne</em></strong>. J’aurai très bien pu faire comme la première fois et continuer mon chemin, mais je pense qu’il y’a certaines choses à respecter et que la, la limite était franchie. Je me suis donc retournée très énervée, lui demandant de répéter ce qu’elle avait dit… Cette femme était complètement éméchée, je n’arrivais même pas à savoir quel âge elle pouvait avoir… 25 ans, 35 ans, l’alcool fait des ravages sur un visage. La femme se sentait vexée de ne pas avoir eut de réponse, et elle ne voulait ‘qu’une cigarette’. Je lui ai bien fait comprendre qu’une personne insultante n’aurait rien de moi, et encore moins mon respect. J’avoue pendant quelques secondes lorsque je me suis retrouvée à 2 millimètres de son visage, je me suis dit, c’est elle qui tape en premier ou c’est moi… et il fallait que ça aille vite, car un coup mal placé peut être dangereux. Et c’est là où débarqua son cousin, ou alors peut-être que c’était son frère, ou un voisin, ou un simple passant, à vrai dire je n’en sais rien et je m’en fiche un peu. Tout ce que je sais, c’est qu’il s’est mis entre nous deux, en demandant à sa connaissance de se calmer, qu’elle avait été grossière et que j’avais eu raison de m’énerver. Je crois que j’étais tellement à bout qu’au final je suis partie, les laissant dans une discussion trop passionnante. <strong>Je suis la bagarre évitée.</strong></p>
<p>Je montais donc vers l’arrêt de mon tram, qui n’arrivait que dans six minutes. Et vous pouvez me croire, il y’a des fois ou ces six minutes passent à une allure folle, mais ce soir là, elles étaient interminables… J’avais les oreilles qui sifflaient à cause des courants d’air froid qui y entraient à m’en faire mal à la tête.</p>
<p><em>…Six minutes plus tard</em>. Je ne peux pas me plaindre, le tableau qui affichait les heures du tram disait vrai, il fut à l’heure. Je monta donc dans celui-ci, regardant les gens qui n’avaient certainement pas envie d’être regardés, leur mine triste et sûrement surpris par le froid… Et je me mis à penser comme toujours. En y repensant, je pourrai me souvenir à quoi, mais ce n’est pas une chose qui m’intéressera de lire plus tard… car il y’a des choses parfois que l’on souhaite oublier…</p>
<p>Suite à ça, j’ai rejoint mon RER A, celui fréquenté par tous : les hommes d’affaires, comme les hommes qui n’en ont pas. Encore sous le choc, je me mis dans un coin tentant d’éviter la masse corporelle des gens. Je me disais que je lirais bien le livre qu’un collègue m’a prêté, mais que vu le monde et le temps relatif restant, ça ne servait à rien que je le sorte maintenant. Je me suis donc replongé dans le chaos de mes pensées…[…] <strong>Je suis l’absence de sens</strong>.</p>
<p>Auber. Descendre à cette station demande de la vigilance, les gens rentrent avant qu’on soit sorti du rer, et bien évidement ça crée des collisions, chose que je déteste par-dessus tout. Après avoir heurté un homme âgé de la quarantaine, sans dire pardon, je m’élança dans les escaliers et marcha jusqu’à mon prochain itinéraire… <em>RER E</em>. Oui, au quotidien je passe de rer en rer, à défaut d’aventures (en aventures). Je m’installa dans un wagon vide, ou je pourrais lire tranquillement sans entendre une conversation téléphonique qui ne me regarde pas.</p>
<p>Je pris enfin le livre entre mes mains. Cette personne l’avait lu avant moi et le livre était comme neuf… un voyage au travers cette histoire avait donc était faite en toute tranquillité. Moi généralement mes livres racontent toute l’histoire de sa lecture… Corné parce que je l’ai serré trop fort, humide parce qu’il m’a abrité sous une pluie, certaines pages repliées parce qu’elles m’ont marqué… Mais ce livre, je ne pourrais pas le mutiler comme les miens, il fallait que moi aussi je lui offre une lecture calme et soignée.<br />
Les 15 minutes qui me séparaient de la gare de Noisy sont donc passées très rapidement et agréablement, mais j’appréhendais déjà le moment où je devrais sortir, pour attendre dans le froid mon prochain tramway… <strong>Je suis l’ennui évité.</strong></p>
<p>J’avais raison. <em>20 minutes</em> d’attente dans un vent froid. Collée à l’abri de tram, je continuais à poursuivre l’histoire du livre, oubliant mes mains qui commençaient à durcir et piquer… Malheureusement après dix minutes, mes mains me faisaient si mal que je ne pouvais que penser à ça. J’ai donc serré le livre contre ma poitrine en cachant mes mains dans ce qui me sert de pull. Une fois le tram arrivé, je tenta plusieurs techniques pour réchauffer mes mains. Rien n’y faisait, j’avais les doigts couleur écrevisse et je savais très bien que ce n’était pas mes trois minutes dans le tram qui allait pouvoir y faire quelque chose. Il fallait que je prenne mon mal en patience, et que je prie pour que mon bus n’arrive pas trop tard. Malheureusement, ça s’annonçait mal, les horaires affichaient un temps d’attente de 20 minutes à nouveau. Décidément ce soir, tout est à 20 minutes. Je me remis dans un coin, toujours agrippée au livre comme s&#8217; il pouvait me réchauffer, en attendant patiemment.</p>
<p>Un bus passa, ce n’était pas le mien. Puis un autre, et encore un autre. Jusqu’au moment où je monta dans un bus en pensant que c’était le bon. Et c’est une fois montée dedans et n’avoir rien reconnu de familier, que je me suis dis « Chrystelle, va demander où il va, car là, t’es dans la merde ».</p>
<p>J’arrivai près du contrôleur ou ma tête heurta une vitre en plastique, sûrement présente pour le protéger contre d’éventuels agresseurs, ou pour nous rappeler que le monde devient autiste. Quoi qu’il en soit, j’ai dû parler le plus fort possible afin de faire comprendre ma destination. Bizarrement, mon premier sentiment vis-à-vis de cette personne était : « mais sait-il lui-même où nous allons ». Il était d’une lassitude flagrante. Bref, il me répondit qu’on se dirigeait vers la mairie des Pavillons sous bois, trop bien, comme si ce détail je n’avais pas pu le voir par moi-même sur les panneaux affichés un peu partout dans le bus… Je restai donc debout, à l&#8217;affût d’un arrêt de bus familier qui pourrait m’arrêter au plus près de chez moi. Dans le bus, l’ambiance était proche de ce qu’on appelle bizarre. On se serait cru dans un de ces jeux à la Silent hill ou Alone in the dark sans les montres, mais avec tout le côté étrange de la chose. Les gens ne parlaient pas, ils avaient un regard vide. Les lumières du bus étaient sombres et le couloir n’en finissait pas. Mais qu&#8217;est-ce qui n’allait pas ce soir ? Peut-être était-ce juste un reflet de mon inconscient, que je faisais refléter dans les gens autour de moi…</p>
<p>Au final rien de familier, je m’arrêta donc au terminus…</p>
<p>Là, je le savais, j’allais devoir marcher. Toujours accrochée à ce livre, je commençai la marche la plus longue de ma vie…</p>
<p>À part moi et le vent glacial, personne dans les rues. Comme si les gens avaient désertés. Je marchais à un rythme soutenu droit devant moi, sans vraiment savoir où j’allais. Je ne connais pas vraiment les rues qui mènent à mon nouveau domicile. Je savais juste que Rome c’était quand même vachement loin, et que même si tous les chemins y mènent, je préférai y arriver par le chemin le plus court et il me semblait qu’aller tout droit serait le mieux.</p>
<p>Je ne sentais plus les muscles de mes jambes, elles étaient complètement anesthésiées par le froid. Quant à mes mains elles, elles étaient devenu si raide que je ne pouvais plus les replier. Je passais mon temps à mettre ce qui me sert d’écharpe sur mon visage afin de protéger mon nez et je me disais qu’une seule chose : mon dieu pourquoi est-ce que je suis si débile au point de me tromper de bus. La rue n’en finissait plus. Je percevais au loin des lumières, qui m’indiquaient un centre-ville, mais rien de plus. Après dix bonnes minutes de marche, j’avais le choix entre aller tout droit, à gauche ou à droite… Mais j’ai continué tout droit et dieu merci le chemin me semblait bon. <strong>Je suis le sens de l’orientation de ma vie.</strong></p>
<p>Après avoir traversé mon vingtième passage piéton, je fus accosté par trois individus. J’ai habitude de me faire accoster, mais cette fois-ci m’a réellement surprise. Trois jeunes gosses de 8 à 12 ans m’ont suivi lourdement pour avoir mon numéro de téléphone. Je n’avais pas du tout la tête à m’amuser et je n’avais envie qu’une chose, leur hurler de rentrer chez eux. Merde, après tout des gosses à 21h30 dans les rues c’est du délire ! Jusqu’au moment ou l’un d’eux m’a carrément ploté les fesses. Là je me suis retournée sec, avec la folle envie d’en baffer un. Mais je n&#8217;ai rien fait. <strong>Je suis la patience de la nuit.</strong></p>
<p>Là, j’ai saturé. Je pensais que j’allais finir morte de froid avant d’arriver à mon domicile, ou puisqu’on y était, morte violée dans une ruelle sombre par un psychopathe de 60 ans. Je ressentis une grosse douleur, encore plus forte que mes mains qui commençaient à ne plus répondre à mon cerveau, encore plus forte que mes jambes qui avançaient malgré elles… : La nostalgie. La nostalgie de ma ville, les gens chaleureux, le temps ensoleillé… et je me suis dis : « Mais qu’est ce que je fais dans cette ville, tout est gris, les gens sont mauvais et m’agressent pour rien. On se permet de me toucher, de me provoquer, de me dévisager alors que je n’ai rien fait pour ça. »  J’ai versé deux larmes. La première par tristesse, la deuxième pour l’accompagner, et la troisième je ne l’ai pas laissé tomber à cause du froid que ça laissait sur mes joues. Puis, comme pour me redonner du courage, je vis les lumières de l’agence Century 21. Cette agence qui fait l’angle de MA rue. Je voulais bien courir, mais tout mon être ne voulait pas. J’ai donc marché jusqu’à ma porte, ou il m’a fallu 5 minutes pour pouvoir prendre ma clé dans ma main et pouvoir ouvrir ma porte…. <strong>Je suis en vie.</strong></p>
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